Marches et Dérives

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Marches et dérives : Relevé de terrain

Le collectif a invité la population à participer à sa recherche créative en venant marcher sur les sites de la pointe de Moisie, les chutes Manitou et l'île Grande Basque pendant le mois de juin 2006. Ils ont fourni aux participants un carnet de bord pour noter des impressions tout au long de la marche. Ils ont récupéré les notes pour s'inspirer dans la création d'une chorégraphie.

Prendre le temps d'aller marcher dans des espaces caractéristiques du milieu où on vit c'est en quelque sorte visiter sa propre identité, comme si la topographie d'un lieu se mélangeait avec celle de notre personnalité et de notre corps. Voilà ce que la chorégraphie cherche à révéler.

Organisation:

Pour les marches à Moisie et à Manitou, les participants se sont rassemblés dans le grand stationnement du Vieux-Quai le matin de la marche à 10h. Du co-voiturage s'est organisé sur place. En ce qui concerne l'Île Grande Basque : 10 billets de transport bateau aller-retour ont été offerts gracieusement par la Corporation Touristique de Sept-Îles. Pour chaque activité, on a demandé de prévoir une collation et de l'eau potable. Nous avons suggéré que les participants soient âgés de 12 ans et plus.

Sur le Sylvesta, entre Sept-Îles et l'Île Grande Basque.


Bilan

Dans l'ensemble, les marches ont supris les participants. Une activité aussi simple que de déambuler sur une plage ou suivre un sentier devient une expérience unique quand on l'inscrit dans une écoute active des liens entre intériorité et extériorité.

En général, même s'il sont parti en sous-groupes les marcheurs on eu vite fait de se séparer pour pouvoir se laisser aller complètement dans une expérience individuelle. On était en droit de s'attendre à ce que des sentiments de plénitude et d'harmonieémergent du contact avec des paysages aussi grandioses. Étonemment certains arpenteurs ont noté des sentiments de vertige et même d'oppression face à des topographies où l'échelle humaine est rappellée à l'humilité.

Les grand espaces deviennent d'immenses écrans où il est facile de projeter nos paysage intérieurs. Ce sentiment ambivalent a eu une forte influence sur le concept de la chorégraphie et l'ambiance du spectacle en général.




Marche du 3 juin : Pointe de Moisie


Son regard s'est levé doucement, une chose après l'autre, allant du plus petit au plus grand. Le sable, la verdure, l'eau, la forêt, les montagnes, les nuages le ciel.


Dans ce lieu à ciel ouvert, Marie-Claude a eu envie de ponctuer l'espace avec un peu de verticalité.



Ksénia n'avait jamais visité la pointe et ce lieu devient chargé par cette expérience, une introduction en immersion.



10 juin 2006: Chutes Manitou





L'écume provoquée par les tourbillons de la chute est une texture étrange et inhabituelle. La dérive active pousse les participants à explorer de façon plus physique les différentes composantes du paysage.




17 juin 2006: Île Grande Basque.





En fin d'après-midi, les marcheurs sont réunis sous l'abri pour compléter leurs carnets et partager leurs expériences.


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